Sans baisser les yeux

Sans baisser les yeux

Il y a des Châmanimaux qui portent des cicatrices

qu’on ne voit pas toujours.

Celui-là connaît le poids du silence, les nuits trop

longues, les épreuves qui auraient dû tout

emporter.

Sans baisser les yeux parle de ça : tenir, même dans le

noir, même sans savoir comment.

Regarder ses blessures en face, sans les nier  et

choisir,

malgré tout, de transformer la douleur en force.

Ce Châmanimal-là ne dit pas que c’était facile.

Il dit juste : je suis encore là, debout.

Laisser un commentaire