Sans baisser les yeux
Il y a des Châmanimaux qui portent des cicatrices
qu’on ne voit pas toujours.
Celui-là connaît le poids du silence, les nuits trop
longues, les épreuves qui auraient dû tout
emporter.
Sans baisser les yeux parle de ça : tenir, même dans le
noir, même sans savoir comment.
Regarder ses blessures en face, sans les nier et
choisir,
malgré tout, de transformer la douleur en force.
Ce Châmanimal-là ne dit pas que c’était facile.
Il dit juste : je suis encore là, debout.
